Malendettement vs Surendettement : Comprendre les nuances 

01/12/2024
les différences entre malendettement et surendettement

Les concepts de malendettement et de surendettement 

L’endettement se caractérise par la prise de un ou plusieurs emprunts auprès d’une institution financière ou d’un individu, dans le but de financer des activités ou des acquisitions. Le terme d’endettement peut englobé à la fois le malendettement et le surendettement. Une situation d’endettement n’est pas préjudiciable si elle est bien gérée.

Souvent perçus comme une épée de Damoclès planant au-dessus de la santé financière des ménages, le malendettement et le surendettement méritent une attention particulière. Bien que totalement distincts, ces deux concepts se fondent dans un réseau complexe d’implications à la fois financières et personnelles. Entre les signes précurseurs, les lourdes conséquences et les potentielles solutions, Apirem vous fait le point sur les nuances entre le malendettement et le surendettement.

 

Qu’est-ce que le malendettement ? 

Contrairement au surendettement, où l’accumulation excessive de dettes dépasse la capacité de remboursement d’un individu, le malendettement fait référence à une situation où les crédits, bien que remboursables, sont jugées comme mal structurées ou tout simplement inadaptées aux besoins et aux capacités financières de l’emprunteur. Ces types de dettes peuvent inclure des emprunts à des taux d’intérêt trop élevés par rapport au marché, des prêts à long terme prolongeant inutilement la dette, ou des produits de crédit comportant des conditions cachées à l’instar du crédit renouvelable. Le malendettement peut également survenir lorsque les dettes sont fragmentées sur de multiples emprunts et crédits, rendant leur gestion complexe et augmentant le risque d’accumuler des frais supplémentaires. 

Les causes du malendettement 

Le malendettement présente souvent des origines multiples. Il peut résulter d’un manque de connaissances financières, conduisant à des choix de crédit peu judicieux. Des décisions d’emprunt impulsives ou la souscription à des produits de crédit sans une compréhension complète de leurs termes contribuent également à cette situation et à un endettement de plus en plus élevé. De plus, des changements dans les circonstances financières, comme une diminution des revenus ou une augmentation soudaine des dépenses, peuvent exacerber ce problème. 

Mieux gérer son budget pour éviter le malendettement 

Le malendettement émerge souvent d’emprunts mal ajustés à la réalité financière d’un ménage. Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas forcément dû à une mauvaise gestion, mais plutôt à une accumulation de crédits à la consommation un peu trop précipitée. Redynamiser sa gestion budgétaire devient alors une étape incontournable pour prévenir le risque de surendettement. La première phase essentielle consiste à reprendre en main son budget en scrutant minutieusement chaque poste de dépense et en en minimisant, voire en supprimant les sorties d’argent que l’on pourrait juger superflues. Dès lors que le remboursement régulier des emprunts devient complexe, opter pour la consolidation des crédits s’avère également un choix judicieux. La démarche et l’objectif sont relativement simples : regrouper tous les prêts existants en une seule et unique mensualité à taux unique. 

 

À partir de quel moment est-on surendetté ? 

Le surendettement ne survient pas du jour au lendemain. Il se manifeste lorsque les charges financières deviennent systématiquement supérieures aux revenus de l’emprunteur, rendant impossible le remboursement des dettes dans les délais impartis. Ainsi, il est important de savoir réagir face à cette situation. Ce déséquilibre financier peut être reconnu par des signes précurseurs, tels que l’incapacité répétée à honorer les mensualités de remboursement, le recours fréquent à de nouveaux emprunts pour couvrir les dépenses courantes, ou encore l’accumulation de retards dans le paiement des factures essentielles. 

 

Les conséquences du surendettement 

Le surendettement engendre des répercussions considérables qui s’étendent bien au-delà de la simple dimension financière. D’un point de vue économique, il se traduit souvent par des frais supplémentaires non négligeables, résultant des retards de paiement. Ces charges, qu’elles soient sous forme de pénalités, d’intérêts ou de frais de recouvrement, contribuent à augmenter l’endettement global, créant ainsi un cercle vicieux difficile à briser. 

Sur le plan personnel, les effets du surendettement sont tout aussi préoccupants. L’accumulation constante de dettes peut générer un stress psychologique intense, impactant significativement la santé mentale. Cette pression permanente peut altérer la qualité de vie, entraver la capacité à profiter du quotidien et à maintenir des relations intrafamiliales saines, voire conduire à l’isolement social. Avant d’entamer une procédure auprès de la commission de surendettement de la banque de France, Il est essentiel de prendre conscience de ces conséquences néfastes pour agir au plus vite. 

 

La vente à réméré pour sortir du surendettement 

Face au surendettement, la vente à réméré se présente comme une solution particulièrement avantageuse. Relativement méconnu, mais de plus en plus plébiscité, ce processus régi par la loi implique la vente d’un bien immobilier, généralement une résidence principale, secondaire ou un bien d’investissement, avec une option de rachat exclusive pour le vendeur. Cette option est valable pour une période prédéfinie, souvent fixée à 5 ans, mais pouvant varier selon les accords contractuels. 

L’attrait principal de la vente à réméré réside dans sa capacité à procurer un soulagement financier immédiat. En vendant le bien, le propriétaire en difficulté reçoit un capital lui permettant de rembourser ses dettes ou de restructurer son endettement. Ce mécanisme financier offre un certain nombre d’avantages. Il permet notamment de stopper l’accumulation des intérêts, des commissions et des pénalités liés aux différents crédits, tout en évitant des conséquences plus graves comme la saisie du bien. 

Pendant la période du réméré, le vendeur peut continuer à occuper le bien en payant une indemnité d’occupation au nouvel acquéreur, lui offrant ainsi le bénéfice de maintenir une certaine continuité dans sa vie quotidienne. 

Lorsque la situation financière s’améliore, le vendeur a la possibilité de racheter son bien au prix convenu, plus un intérêt. Cette caractéristique fait de la vente à réméré une solution, offrant une échappatoire au surendettement, tout en laissant une porte ouverte pour récupérer son bien et son patrimoine immobilier sans nécessairement recourir à un nouveau crédit. 

Pour découvrir tous les avantages de la vente à réméré et comment elle peut répondre à vos besoins, n’hésitez pas à contacter notre équipe. Chez Apirem, nos spécialistes du sont prêts à vous offrir une solution personnalisée et un accompagnement sur mesure.