Financement participatif : Définition et fonctionnement
06/19/2024
Financement participatif : Définition et fonctionnement

Comment fonctionne le financement participatif ?

Depuis de nombreuses années, le crowdfunding s’est imposé comme une alternative crédible aux méthodes de financement traditionnelles telles que les prêts professionnels. Grâce à internet, il est désormais possible de solliciter un large éventail de contributeurs pour soutenir des projets variés, qu’il s’agisse de dons, de prêts, ou de participations au capital d’une entreprise. Cette approche permet d’adapter l’investissement à la nature spécifique de chaque projet et de répondre précisément aux besoins financiers grâce aux collectes de dons. Une plateforme de crowdfunding joue un rôle central en mettant en relation les porteurs de projets et les investisseurs, facilitant ainsi la finance de projets qui n’auraient pas nécessairement trouvé de financement par des voies traditionnelles. Zoom sur le fonctionnement du financement participatif.

Le financement participatif : pour qui ?

Le financement participatif, également connu sous le nom de crowdfunding, se présente comme une alternative aux prêts bancaires classiques. Novatrice et parfaitement encadrée, cette pratique financière permet à un porteur de projet de lever des fonds via internet grâce à des plateformes en ligne spécialisées. Les investisseurs peuvent ainsi contribuer au financement de divers projets et de plusieurs manières : le prêt, le don, ou même l’acquisition de parts sociales de l’entreprise.

Ce mode de financement s’adresse à une large variété de bénéficiaires tels que les créateurs, repreneurs, entrepreneurs, ou encore associations qui rencontrent des difficultés à obtenir le montant nécessaires pour démarrer ou développer leurs activités. Ce procédé est particulièrement pertinent pour ceux qui, face à des projets jugés complexes ou non conventionnels, se voient refuser l’accès aux financements bancaires traditionnels. Elle constitue également une solution supplémentaire pour compléter un plan de financement déjà partiellement sécurisé. Si le crowdfunding permet aux porteurs de projet de tester leur concept directement sur le marché, il facilite également la formation d’une communauté de clients ou d’utilisateurs potentiels.

Par ce biais, le financement participatif devient plus qu’une simple levée de fonds ; il se transforme en un véritable outil de validation de marché et de renforcement collectif autour d’une idée ou d’une initiative. La collecte de fonds, quant à elle, permet d’obtenir un certain montant, et ainsi accroître l’investissement des entreprises et projets innovants, offrant ainsi de nouvelles opportunités de finance et de développement économique.

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Les différents types de crowdfunding

Le financement participatif se décline en plusieurs types, chacun répondant à des besoins spécifiques de financement d’un projet.

Les principaux modèles de crowdfunding incluent :

  • Le crowdfunding de dons : ce modèle permet aux donateurs de contribuer financièrement à un projet sans attendre de contrepartie financière. Il est particulièrement prisé pour les projets caritatifs, culturels ou sociaux. Les dons reçus permettent de renforcer les capitaux propres et facilitent l’obtention d’autres formes de financement, tels que les prêts d’honneur, les prêts bancaires, les subventions, etc., en créant ainsi un effet de levier financier. En effet, les plateformes de finance participative permettent aux entreprises et aux porteurs de projets de mobiliser des fonds auprès d’un large public. Ainsi, les projets financés via des plateformes de crowdfunding peuvent bénéficier d’un effet de levier en attirant des capitaux supplémentaires et en diversifiant leurs sources de financement.
  • Le crowdfunding en récompense: les contributeurs perçoivent une récompense matérielle ou une expérience en échange de leur don. Ce type de financement est souvent utilisé par les créateurs, les artistes ou les startups qui offrent des produits ou des services novateurs en prévente. En 2022, le don moyen s’élevait à environ 22 euros pour les dotations sans contrepartie et à 82 euros pour celles avec contrepartie.
  • Le crowdfunding en prêt avec ou sans intérêts : sans caution ni garantie, ce format est idéal pour les petites et moyennes entreprises ou les entrepreneurs ayant besoin de capital pour se développer. Généralement, ce mode de financement participatif est utilisé pour financer des dépenses que les banques ne couvrent pas, telles que les besoins en liquidités ou les projets d’investissements immatériels.
  • Le crowdfunding en equity: les contributeurs investissent en échange de parts, d’actions ou de royalties de la société (rémunération sous forme de dividendes, d’intérêts ou commission sur le chiffre d’affaires). Cette option convient particulièrement aux startups ou entreprises en expansion cherchant à lever des capitaux ou à financer le développement de projets innovants parfois moins favorisés par les investisseurs traditionnels (la promotion immobilière ou l’ouverture de nouvelles succursales à titre d’exemple).

Le cadre légal du fonctionnement participatif

Pour consolider le développement du crowdfunding et rassurer les différents acteurs, des cadres réglementaires spécifiques ont été établis, notamment par l’ordonnance n° 2014-559 du 30 mai 2014. Cette ordonnance crée un environnement juridique sécurisé pour garantir les transactions. Elle offre également une protection accrue aux investisseurs, en introduisant notamment les statuts d’intermédiaire en financement participatif (IFP) pour les plateformes de prêt, et de conseiller en investissements participatifs (CIP) pour celles dédiées aux investissements en fonds propres.

Cette réglementation a été renforcée par le décret n° 2014-1053 du 16 septembre 2014 qui définit les plafonds applicables et précise les qualifications requises pour ces activités.

De plus, de nombreux ajustements ont été apportés afin d’aligner le cadre national avec les directives européennes. En effet, le décret n° 2022-110 du 1er février 2022 et les règlements de l’Union européenne (UE) harmonisent désormais les pratiques de crowdfunding en remplaçant les statuts nationaux par un statut unique européen. Cette évolution vise à faciliter la collecte de fonds pour les projets et les entreprises, en simplifiant les démarches pour les plateformes de finance participative et en augmentant la transparence pour les investisseurs. Les projets de collecte de fonds pourront ainsi bénéficier d’un cadre harmonisé, favorisant l’investissement transfrontalier au sein de l’Union européenne.

Autre aspect essentiel : la surveillance du secteur. L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) assurent un contrôle strict des plateformes de crowdfunding. Ces organismes veillent à ce que les opérateurs respectent les obligations réglementaires, notamment en matière d’immatriculation au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (Orias).

Ce cadre légal est non seulement un gage de confiance pour les investisseurs, mais il facilite également l’accès à de nouveaux projets innovants, en assurant la transparence et la sécurité des opérations de financement participatif.

Les risques liés au financement participatif

Le financement participatif relève également quelques risques à prendre en compte. En effet, les porteurs de projets sont exposés à des risques financiers. C’est-à-dire que les fonds levés peuvent ne pas être suffisants pour compléter le projet. Par ailleurs, les porteurs de projets peuvent subir une pression de la part des investisseurs. En effet, les porteurs de projets doivent répondre à leurs attentes, ce qui peut créer une pression supplémentaire. Enfin, d’autres risques sont à prendre en compte tels que les frais de la plateforme utilisée, les frais et la gestion logistique pour les envois des récompenses ou encore le temps et l’effort demandé pour réaliser une campagne de crowdfunding.

Ces inconvénients montrent qu’il est crucial de bien préparer sa campagne de crowdfunding et d’en comprendre les risques avant de se lancer. Le portage immoblier, aussi appelé vente à réméré, quant à lui, représente une véritable alternative au financement participatif pour les porteurs de projets avec un besoin de financement.

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