Payer des droits de succession sans y laisser votre héritage
Vous cherchez comment financer vos droits de succession, et l’idée d’un emprunt bancaire pour payer ces derniers vous semble la voie la plus simple.
C’est une option. Ce n’est pas la seule, et elle n’est pas toujours accessible.
Vous avez six mois pour régler ces droits de succession, un délai serré quand le patrimoine hérité est surtout immobilier.
Deux solutions concrètes permettent d’y faire face sans vendre votre héritage dans la précipitation : l’emprunt bancaire et la vente à réméré.
Ce qu’il faut retenir
- Vous disposez de 6 mois (12 mois si le décès a eu lieu à l’étranger) pour payer les droits de succession.
- Un crédit hypothécaire ou un prêt trésorerie hypothécaire permet de financer ces droits, mais les banques refusent souvent les héritiers fichés FICP ou en indivision.
- La vente à réméré peut offrir une alternative pour financer les droits de succession sans passer par un emprunt bancaire classique, sous conditions d’éligibilité.
Solution 1 : l’emprunt bancaire pour payer les droits de succession
Le prêt hypothécaire de trésorerie : comment ça marche
Le prêt hypothécaire de trésorerie consiste à emprunter une somme garantie par une hypothèque sur un bien immobilier.
Contrairement à un crédit immobilier classique, les fonds débloqués peuvent servir à payer les droits de succession librement.
Comptez généralement entre 3 et 6 mois pour obtenir ce financement, un délai qui peut être contraignant au regard de l’échéance fiscale lorsque les démarches sont engagées tardivement.
Pourquoi la banque peut vous dire non
Une succession n’est pas un dossier de crédit ordinaire pour une banque.
Plusieurs héritiers en indivision compliquent la garantie, et le remboursement dépend parfois d’une vente future du bien.
Fichage FICP, revenus non justifiables, âge avancé : ce sont les trois motifs de refus les plus fréquents.
Le crédit hypothécaire n’est simplement pas construit pour ces profils-là.
Découvrez des cas concrets de succession financée par le réméré.
Le paiement fractionné ou différé auprès de l’administration fiscale
Beaucoup d’héritiers ignorent qu’ils peuvent demander à l’administration fiscale un paiement fractionné des droits de succession.
Ce fractionnement s’étale sur 1 an en principe, porté à 3 ans si le patrimoine comprend au moins 50 % de biens non liquides, comme un bien immobilier. La demande se fait au dépôt de votre déclaration, moyennant une garantie acceptée par l’administration. Le taux appliqué, fixé à 2,30 % pour les demandes formulées en 2025, peut, sous certaines conditions, s’avérer plus avantageux qu’un crédit hypothécaire classique.
Solution 2 : Vente à réméré : quand la banque ferme la porte, une solution pour obtenir des fonds rapidement
Le fonctionnement en clair
La vente à réméré, encadrée par le Code civil, consiste à vendre temporairement votre bien tout en conservant une faculté de rachat.
Cette faculté s’exerce sur une durée maximale de 5 ans.
Vous obtenez des liquidités pour financer vos droits de succession, et pouvez continuer à occuper le bien moyennant une indemnité d’occupation.
Une fois votre situation stabilisée, vous exercez votre faculté de rachat, sous réserve de respecter le délai contractuel.
Découvrez notre solution de vente à réméré.
À destination de quel profil
La vente à réméré est une solution pensée pour tous les profils :
- Personnes écartées par les organismes bancaires.
- Héritiers fichés FICP,
- Personnes sans revenus facilement justifiables ou à l’étranger,
- Indivisions où un cohéritier veut vendre pendant qu’un autre veut garder le bien,
- Toute personnes désireuses de régulariser sa succession dans un délai moyen de 45J
La vente à réméré permet de répondre aux besoins financiers dans des délais généralement plus courts qu’un emprunt bancaire, sous réserve de l’éligibilité du dossier.
Comparatif : quelle solution selon votre situation
Faites défiler pour comparer
| Solution | Coût | Délai | Profil client | Finalité |
|---|---|---|---|---|
| Paiement fractionné DGFiP | Taux réduit2,30 % en 2025. | ImmédiatSur demande. | Toute successionSous réserve d'acceptation du dossier par la DGFiP. | Le bien est conservé après paiement |
| Prêt hypothécaire de trésorerie | VariableSelon l'établissement prêteur. | 3 à 6 mois | Profils solvablesRevenus justifiables, résident français. | Le bien est conservé, avec hypothèqueLe client reste endetté. |
| Vente à réméré | Décote négociée à la vente+ indemnité d'occupation. | 45 joursEn moyenne. | Tous types de profils | Le bien est conservé ou vendu avec plus-value |
Et en cas d’héritage à plusieurs : le financement de la soulte
La soulte permet l’équilibre financier d’une succession.
Il est fréquent qu’un des héritiers souhaite conserver un bien familial, quand les autres n’en ont pas le souhait. Dès lors un déséquilibre financier se crée, le cohéritier doit verser la soulte à ses copartageants. Le cas échéant, ce coût s’ajoute aux droits de succession à régler, ce qui alourdit encore le besoin de trésorerie.
Le réméré peut alors financer les deux en une seule opération, en mobilisant le bien lui-même, y compris une résidence principale, plutôt qu’en cherchant un financement classique.
À lire : Frais de notaire pour une succession.
Questions fréquentes : le financement des droits de succession
Les frais de succession sont-ils différents selon les membres de la famille ?
Oui. Le montant à payer dépend du lien de parenté avec la personne décédée. Par exemple, un enfant bénéficie de règles plus favorables qu’un neveu ou une personne sans lien de parenté.
Quel est le délai légal pour payer les droits de succession ?
Vous disposez de 6 mois après le décès en France métropolitaine, 12 mois si le décès a eu lieu à l’étranger. Passé ce délai, des intérêts de retard s’appliquent.
Peut-on payer les droits de succession en plusieurs fois ?
Oui, sur demande auprès de l’administration fiscale au dépôt de la déclaration. Le paiement fractionné s’étale sur 1 an, porté à 3 ans si le patrimoine comprend au moins 50 % de biens non liquides.
Vous disposez de 6 mois après le décès en France métropolitaine, 12 mois si le décès a eu lieu à l’étranger. Passé ce délai, des intérêts de retard s’appliquent.
Carole Sandt spécialisée dans les solutions de financement par l'immobilier depuis 2018. Elle crée des contenus clairs et instructifs qui facilitent la compréhension des dispositifs présents sur le marché. Grâce à son expertise, elle accompagne les lecteurs dans leurs démarches en apportant des informations précises et des conseils avisés pour réussir leurs projets en toute confiance.
Carole SandtDirectrice Marketing



