← → Faites défiler pour comparer
| Critères | Vente à terme libre | Vente à terme occupée |
|---|---|---|
| Jouissance du bien | ImmédiateDès la signature du contrat de vente. | DifféréeLe vendeur conserve le DUH (Droit d'Usage et d'Habitation). |
| Prix d'achat | 100% Valeur vénalePrix d'achat basé sur le marché classique. | Décote importanteDécote de 20% à 50% sur la valeur vénale selon l'espérance de vie. |
| Usage Acquéreur | Totale libertéPossibilité d'habiter, de louer ou de revendre immédiatement. | InvestissementCapitalisation à long terme sans gestion de locataires. |
| Charges & Travaux | 100% acquéreurComme dans le cadre d'un achat immobilier classique. | PartagéesLe vendeur paie les charges d'entretien courant. |
| Profil vendeur type | Logement libreRésidence secondaire ou bien déjà libéré. | Besoin de liquiditésVolonté de maintien à domicile avec capital immédiat. |
Comment se déroule une vente à terme
Étape 1 : Évaluation et calcul de la valeur vénale
Le point de départ est la valeur vénale sur le marché local. Cette évaluation se base sur les transactions récentes de biens comparables dans le secteur. Pour une vente à terme occupée, le notaire applique ensuite une décote correspondant au droit d’usage et d’habitation selon des barèmes actuariels reconnus.
Étape 2 : Répartition bouquet et échéances
Le bouquet est librement négocié entre les parties, généralement entre 20 et 40% du total. Un bouquet élevé réduit les mensualités mais nécessite plus d’apport initial. Le solde est divisé par le nombre de mois pour obtenir l’échéance.
Étape 3 : Signature de l’acte authentique et clauses
Le notaire rédige l’acte qui précise tous les éléments : montant total, bouquet, calendrier des versements, indexation éventuelle, répartition des charges, et surtout la clause résolutoire qui protège le cédant en cas de défaut. Cette clause prévoit qu’après mise en demeure restée sans effet, l’opération peut être résolue automatiquement : le cédant récupère le bien tout en conservant les sommes déjà perçues.
Concernant les taxes : en configuration occupée, la taxe foncière reste généralement à la charge du nouveau propriétaire, tandis que la taxe d’habitation (quand elle existe encore) est payée par l’occupant.
← → Faites défiler pour comparer
| Critères | Vente à terme | Viager classique |
|---|---|---|
| Durée de paiement | Fixe & connueDéfinie au contrat (ex: 15 ans)Aucune surprise sur la fin : la date d'arrêt des versements est actée. | AléatoireJusqu'au décès du vendeurLe contrat repose sur l'aléa : l'acheteur "parie" sur la longévité du vendeur. |
| Coût total d'achat | GarantiConnu dès la signatureLe prix final est fixe, permettant de maîtriser son budget à l'euro près. | InconnuPeut exploser si longévitéIl existe un risque financier de surpayer le bien si le vendeur vit très longtemps. |
| En cas de décès | Paiement maintenuRente versée aux héritiersLe montant total doit être versé jusqu'à la fin du contrat initial. | Paiement stoppéRente s'arrête netLe décès entraîne l'arrêt des rentes, constituant un gain pour l'acheteur. |
| Fiscalité (Vendeur) | Non imposableExonéré d'impôtLa somme est vue comme un paiement échelonné du prix de vente, non taxé. | ImposableRente taxée partiellementUne partie de la rente est soumise à l'impôt (abattement de 30 à 70% selon l'âge). |
Simulation concrète d’une vente à terme
Prenons l’exemple de M. Martin qui cède son appartement de 3 pièces à Lyon, valorisé à 300 000€ en vente à terme libre.
Chiffres clés :
- Valeur vénale : 300 000€
- Bouquet versé comptant : 75 000€ (25%)
- Solde à échelonner : 225 000€
- Durée : 12 ans (144 mois)
- Mensualité : 1 560€ (225 000/144)
Pour M. Martin (cédant) : Il perçoit 75 000€ immédiatement, pour financer un nouveau logement et constituer une épargne de précaution, puis 1 560€ par mois pendant 12 ans, soit un complément de revenus régulier et non imposable.
Pour l’acquéreur : Il constitue son patrimoine sans crédit bancaire ni intérêts. Sur un prêt classique de 225 000€ à 4% sur 12 ans, il aurait payé environ 80 000€ d’intérêts en plus. De plus, il n’a pas besoin de souscrire ni de renégocier son assurance emprunteur, ce qui représente une économie supplémentaire significative.
Avantages et risques en 2026 : analyse détaillée
Les avantages pour les vendeurs (cédants)
- Bouquet immédiat procurant des liquidités pour un nouveau projet.
- Versements réguliers non imposables constituant un complément de revenus stable.
- Possibilité de conserver le DUH (droit d’usage et d’habitation) en configuration occupée.
- Transmission sécurisée : les héritiers touchent le solde en cas de décès avant le terme.
- Fin des contraintes de gestion locative (recherche locataires, impayés, travaux).
Les avantages pour les acheteurs (acquéreurs)
- Acquisition sans crédit bancaire ni intérêts financiers.
- Montant total connu dès la signature, sans aléa.
- Accès à la propriété malgré les critères stricts de 2026 (endettement 35%, apport 10%).
- Propriété immédiate même avec règlement échelonné.
- Possibilité de revendre avant la fin des versements.
Les risques à anticiper en 2026
Le marché immobilier français reste contrasté en 2026, avec des tensions dans les grandes métropoles mais des corrections dans certaines zones.
- Pour l’acquéreur : Le principal risque concerne une baisse de la valeur du bien pendant la durée du contrat. Si le marché local se replie de 15-20%, l’acheteur aura payé un bien devenu moins cher.
- Pour le cédant : Le risque porte sur la solvabilité de l’acquéreur à long terme. Une perte d’emploi, une maladie ou des difficultés financières peuvent compromettre les versements. La clause résolutoire protège dans ce cas : le cédant récupère le bien et conserve les sommes versées, mais la procédure peut être longue et coûteuse.
- Inflation : La valeur des mensualités fixes peut diminuer avec le temps. Une indexation peut être prévue mais elle entraînera alors une hausse des échéances pour l’acquéreur.
FAQ – Questions fréquentes sur la vente à terme
Que se passe-t-il en cas de décès du cédant avant la fin du contrat ?
Les héritiers « prennent la place du cédant » et continuent à percevoir les mensualités jusqu’au terme prévu dans l’acte authentique. Le contrat n’est pas interrompu et l’acquéreur reste pleinement propriétaire.
Peut-on revendre un bien acheté avant la fin des versements ?
Oui, l’acquéreur peut revendre à tout moment en soldant le capital restant dû au cédant initial, ou en organisant via le notaire un transfert du contrat au nouvel acquéreur.
Le bouquet est-il obligatoire dans cette transaction ?
Aucune obligation légale, mais il est quasi systématique en pratique. Son montant se négocie selon les besoins de liquidités du cédant et la capacité d’apport de l’acheteur.
Comment le cédant est-il protégé en cas d'impayé ?
La clause résolutoire de plein droit prévoit qu’après mise en demeure sans effet, l’opération est automatiquement résolue : le cédant récupère le bien en pleine propriété et conserve le bouquet et toutes les mensualités déjà versées à titre d’indemnité.




